mémorial morts pour la France en OPEX

Quand, en octobre 2011, le général Bernard Thorette, ancien chef d’état-major de l’armée de Terre, proposa d’ériger, à Paris, un monument dédié à la mémoire des militaires morts pour la France lors des différentes opérations extérieures menées depuis 1962, l’on était loin d’imaginer les difficultés auxquelles ce projet allait se heurter.

Pourtant, le dossier sembla aller vite, avec le choix de la place Vauban, à deux pas de l’Hôtel des Invalides, pour accueillir ce mémorial. Mais, en 2013, devant l’opposition de riverains qui firent valoir des arguments « esthétiques » afin de « protéger les perspectives du VIIe arrondissement et en particulier celle de l’avenue de Breteuil », il fallut trouver un autre endroit. Et le parc André Citroën, non loin du site de Balard, fut désigné.

Et les tracasseries juridiques et administratives commencèrent… Il fut notamment avancé qu’il fallait obtenir, au nom de la propriété intellectuelle, l’accord des architectes ayant aménagé le parc André Citröen avant d’entamer le moindre chantier.

 

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Finalement, en avril 2017, au terme de ces procédures interminables, le président Hollande posa la première pierre de ce monument. Mais là encore, la cérémonie officielle dut être retardée de quelques semaines par rapport à la date prévue (qui l’avait été au moins depuis janvier) puisque Mme le maire de Paris, Anne Hidalgo devait honorer un autre engagement.

La première pierre posée, l’on pouvait penser que le chantier du mémorial allait rapidement progresser. Las… d’autres tracasseries apparurent et le projet fut arrêté. Cette fois, le problème se situait au niveau des 20.000 m2 du jardin « Eugénie Djendi », lequel devait faire l’objet de travaux de rénovation.

À l’automne 2017, la secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, s’était dit « un peu inquiète ». « Ça cafouille sec, nos services sont prêts, les sommes sont inscrites à nos budgets », avait-elle dit. « L’idée était que ce monument soit prêt pour novembre 2018, si des décisions ne sont pas prises immédiatement, ce ne sera jamais prêt pour le mois de novembre », avait-elle déploré.

Près d’un an plus tard, et alors qu’elle s’était engagée à apporter la moitié des fonds nécessaires, la Mairie de Paris a décidé finalement qu’elle ne financerait pas ce mémorial « OPEX », dont le coût est estimé à un peu plus d’un million d’euros.

Toutefois, en juillet, et en dépit de l’opposition d’élus écologistes, qui se permettent de distinguer les militaires morts pour la France en fonction des opérations au cours desquelles ils ont perdu la vie, le Conseil de Paris a autorisé Mme Hidalgo « à signer la convention d’occupation du domaine public en vue de l’installation d’un mémorial national en hommage aux soldats morts en opérations extérieures dans le jardin Eugénie Djendi » et l’État à « déposer les demandes d’autorisations administratives nécessaires à la réalisation des travaux. »

Lors d’une nouvelle audition à l’Assemblée nationale [le compte-rendu a été publié la semaine dernière, ndlr], Mme Darrieussecq a été interrogée sur l’avancement de ce projet de mémorial.

« Lorsque j’ai pris mes fonctions, le projet de monument à la mémoire des militaires morts en OPEX était bloqué », a-t-elle rappelé. « La Ville de Paris a récemment accepté de conclure une convention d’occupation du domaine public pour ce projet. L’État en sera le maître d’ouvrage, et donc ce projet sera financé par le ministère des Armées : c’est-là la seule solution que nous ayons trouvée, et nous ferons cet effort », a-t-elle ensuite expliqué, avant de souligner que « l’érection de ce monument répond à une attente forte des familles de ces soldats défunts ainsi que de leurs jeunes frères d’armes. »

Alors qu’elle était attendue pour le 11 novembre 2018, soit pour le centenaire de l’armistice ayant mis un terme aux combats de la Grande Guerre, l’inauguration de ce mémorial devra encore patienter.

« J’ai rencontré l’architecte paysagiste retenu pour le projet, et nous ferons tout notre possible pour une inauguration avant le 11 novembre 2019 », a cependant promis Mme Darrieusseq. À moins que, d’ici-là, d’autres obstacles ne viennent encore troubler la bonne marche de ce projet…

En attendant, l’Association nationale des titulaires du titre de reconnaissance de la nation (ANT-TRN) et la ville de Theix-Noyalo, sont bien loin des tergiversations parisiennes. En effet, un monument dédié aux militaires morts en OPEX, réalisé par Jean-Claude Champion, a été érigé sur le territoire de cette commune du Morbihan, avec le soutien actif de ses élus. Son inauguration officielle est prévue en 2019.

L’ANT-TRN précise que « ce monument a été intégralement financé par la caisse de l’association nationale donc sans demandes de subventions ni argent public. » Et d’ajouter : « À l’avenir les anciens des OPEX , les familles des morts pour la France , les pupilles de la Nation trouveront un lieu pour se recueillir. »

SOURCE OPEX 360 .COM   Laurent LAIGNEAU

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Commentaires

22.10 | 05:18

membre depuis 4 ans du même club de tir ,
puis-je aussi y prétendre a titre personnel ??

...
13.09 | 19:31

Bonjour Cher Président,
Ayant été depuis 2009 dans le devoir de mémoire avec un parcours bien remplis, ai-je le droit à la Civisme et dévouement?

...
13.09 | 14:14

Je veux bien représentés votre association dont je suis décoré pour faire de nombreux adeptes dans les départements 95et79.Merci si vous etes d'accord.

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12.09 | 14:55

ok , merci,
et moi membre depuis 4 ans du même club de tir ,
puis-je aussi y prétendre a titre personnel ??

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